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accueiltous les événements

Graphisme alternatif et engagement politique après 1968

Journée d'étude

12/12/14 - 12/12/14
Conférence
École des hautes études en sciences sociales
105 boulevard Raspail
75006 Paris
0 53 63 51 38

Horaires

De 10h à 17h EHESS Amphi François Furet 105 bd Raspail 75006 Paris
Affiche anonyme, 1968, collection BDIC.

La journée d’étude s’intéresse aux relations entre graphisme et politique, de 1968 à la fin des années 1980, et particulièrement aux correspondances et jeux d’influence observables
au niveau international dans les pratiques et les productions des graphistes. Dans les années 1960, et dès avant 1968, des graphistes commencent à faire entendre des voix divergentes face à la puissance des agences, dont l’influence est rendue responsable d’un appauvrissement de l’affiche et d’une certaine dégradation des conditions de travail des graphistes. Les influences éclairantes sont alors recherchées notamment du côté du graphisme cubain ou des artistes polonais. Mai 68 vient renforcer une contestation naissante : en France, le graphisme issu de l’atelier des Arts déco ou de l’Atelier populaire trouve dans l’Institut de l’Environnement un lieu où continuer à explorer des formes d’expression alternatives, et questionner la soumission à la commande. Le travail en collectif, déjà expérimenté dès les années 1950 par les Américains de Push Pin Studios, ou dans les années 1960 par les peintres espagnols antifranquistes de Equipo Crónica, semble alors une des manières de faire coïncider engagement politique et création graphique : c’est le mode de travail que choisissent Grapus et les Néerlandais de Wild Plakken (1977-1993).

Matinée
10h – Accueil et introduction :
Valérie Tesnière, directrice de la BDIC.
Politique et graphisme ; circulation des pratiques et des signes graphiques dans les années 1960-1970.
Modération : Catherine de Smet, historienne du graphisme (Université Paris 8, EESAB – Rennes).
10 h 30 – Tony Côme, historien du design et de l’architecture :
« Grapus à l’Institut de l’Environnement, 1969-1971 : la formation d’une ‘brigade de projétation’.»
11 h 30 – Héctor Villaverde, graphiste : « Cuba : Realidades e influencias internacionales del diseño gráfico a fines de la década de 1960.» [Cuba : réalités et influences internationales du graphisme à la fin des années 1960].
12 h 30 – 13 h : Débat.

Après-midi
Pratiques collectives ; Rapport à la commande et positionnement artistique et politique.
Modération : Béatrice Fraenkel, Anthropologie de l’écriture (C.M.H.–EHESS).
14 h – Véronique Vienne, auteur et critique spécialiste du design graphique :
« Contestation et commerce aux USA : le jeu des graphistes engagés. »
15h – Lies Ros, graphiste : « If you don’t like the world as it is, then just imagine a new one. »
16 h – 17 h : Débat, suivi d’une synthèse de la journée.

La journée d’étude s’insère dans le projet de recherche « Engagement politique et création graphique », porté par l’Université Paris Lumières, qui inclut notamment :
- un séminaire à l’EHESS : « Engagement politique et création graphique : autour de Grapus (1970- 1990) », Catherine de Smet, maître de conférences à l’Université Paris 8 et Béatrice Fraenkel, directrice d'études à l'EHESS ;
- un projet de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne – Rennes, « L’intérêt public dans la sphère privée : Grapus collectionné » ;
- un projet d’exposition sur le graphisme international des années 1970-1980, qui se tiendra à la BDIC en 2016.