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accueiltous les événements

Atelier Signes #01

Vecteurs

07/09/15 - 13/09/15
Exposition
École de Condé
7-9 rue Cambronne
75015 Paris
01 53 86 00 22

En septembre 2015, l'association Signes inaugure Atelier, série de quatre workshops organisés autour de la question de l'outil, ouvert aux étudiants, jeunes diplômés et jeunes professionnels. L’Atelier #01 — vecteurs propose aux participants de s’approprier un langage de description graphique et une machine de type traceur à plumes pour questionner les standards de la chaîne graphique et produire des œuvres originales. L'intérêt d'un tel environnement de travail est de pouvoir travailler à l'aide de vecteurs depuis la conception jusqu'à l'impression, sans passer par la médiation d'unités numériques comme le pixel. Ce projet sera nourri des échanges avec les graphistes et les artistes encadrant l’atelier, et du dialogue entre participants. Plusieurs intervenants (graphistes, typographes, plasticiens) viendront apporter leur réflexion et leur regard sur les travaux en cours. Les impressions produites tout autant que les recherches, les essais, les comptes rendus des conférences, les échanges, les questionnements soulevés par l’outil feront l’objet d’une exposition dans un lieu parisien ainsi que d’une édition.

5 jours de travaux et de recherches – 2 jours d'exposition – 1 édition

Avec : Michel Derre, Alice Savoie, Frédéric Teschner et Michel Wlassikoff

Organisation : association Signes

Coordination : Bernard Baissait, Léo Coquet, Aymeric Dutheil

 

Une semaine d’atelier

Pour s’approprier l’espace de travail, les participants se connectent via wifi à l’ordinateur serveur et contrôlent en direct le traceur. La production graphique de chacun des participants — traduit en une suite d’ordres compréhensibles par la machine — prend son sens à l’impression.

Les objectifs de cette semaine d’atelier sont :

– s’approprier un moyen d’impression ouvert

– comprendre les contraintes et opportunités qu’offre un nouveau medium d'impression

– produire un travail graphique hors de la chaîne graphique standardisée

– mener une réflexion sur l’impression de son travail pendant sa conception

– créer ou adapter les outils d’impression en fonction de ses propres besoins

– s’impliquer dans les détails materiels du processus d’impression

(mélange des encres, des pigments, réglages de pression, de friction, etc.)

 

Une démarche d’auteur

Chaque participant réalisera un projet personnel sans contraintes autres que les impératifs imposés par l’outil. Ce projet sera nourri des échanges avec les graphistes et les artistes encadrant l’atelier, et du dialogue avec les autres participants, l’esprit d’équipe étant privilégié. Plusieurs intervenants (graphistes, typographes, plasticiens) viendront apporter leur réflexion et leur regard sur les travaux en cours.

Les impressions produites tout autant que les recherches, les essais, les comptes rendus des conférences, les échanges, les questionnements soulevés par l’outil feront l’objet d’une exposition dans un lieu parisien ainsi que d’une édition.

 

Une machine open-source

L’atelier #01 offre un nouvel environnement de création et d’édition à partir d’une machine d’impression de type traceur à plumes et d’un ordinateur « serveur » capable de piloter la machine sur un port série via une librairie logicielle. Le traceur est capable d’effectuer un certain nombre de taches élémentaires (prendre un outil, appuyer l’outil sur le papier, se déplacer en ligne, en arc de cercle, etc.), telles que définies dans la spécification ouverte HPGL. Ce traceur est suffisamment simple d’un point de vue technique pour accepter différents instruments graphiques (crayon, stylo, feutre, marqueur, pinceau, aérographe). La communication avec la machine s’effectue par la transmission directe d’ordres bruts, sans besoin de passer par un pilote ou une interface de configuration. La machine n’interprète pas, n’optimise pas, ne dénature pas. Elle se contente d'exécuter. Il ne s’agit pas d’une machine numérique, au sens ou elle n'échantillonne pas les images et n’utilise pas d’unités numériques comme le pixel. C’est un outil purement analogique, bien que commandé par informatique.

 

What you see is not what you get !

L’outil informatique contraint les graphistes à utiliser des solutions propriétaires. Les systèmes d’exploitation emploient des espaces colorimétriques propriétaires et se servent d’algorithmes de compression d’image développés et maintenus par de grands groupes industriels. Les formats de fichiers, pour la plupart propriétaires, n’offrent aucune transparence et interdisent toute portabilité du travail. Cette situation est encore plus problématique lorsqu’il s’agit d’imprimer. Les pilotes d’imprimantes sont parmi les logiciels les plus opaques qui soient. Les algorithmes d'échantillonage d’image, de conversion des modes colorimétriques, de gestion typographique contenus dans les imprimantes ne sont connus ni du grand public, ni des professionnels de l’image. Dès lors, le graphiste subit l’impression comme un processus passif.

 

Programme

Lundi 7 septembre

Introduction, conférence de Michel Wlassikoff, présentation des enjeux par Léo Coquet, présentation de l'environnement de travail

Mardi 8 septembre

Intervention de Frédéric Teschner

Mercredi 9 septembre

Intervention d'Alice Savoie

Jeudi 10 septembre

Intervention de Michel Derre

Vendredi 11 septembre

Appréciation des travaux

Samedi 12 septembre

Montage et vernissage de l'exposition

Dimanche 13 septembre

Exposition et conclusion

 

Intervenants

Michel Derre, né en 1955, calligraphe, dessinateur typographe, a contribué avec des agences et des studios graphiques (Jean Widmer notamment) à l'élaboration ou au développement de nombreuses identités de marques ou d'institutions (Air France, Institut du Monde Arabe, Loréal, Radio France, Shiseido, etc.) Il enseigne à l'ESAG Penninghen et est co-fondateur et animateur du DSAA Typo de l'École Estienne. Il poursuit ses recherches calligraphiques et dessine et développe des polices de caractères d’auteur.

Alice savoie est diplômée de l'Ésaa Duperré et de l’École Estienne, ainsi que d’un Master en type design et d’un doctorat de l’Université de Reading (RU). Depuis 2008, elle travaille en tant que créatrice de caractères – son caractère Capucine est distribué par la fonderie Process Type Foundry (USA). Elle enseigne le dessin de caractère à l’Atelier National de Recherche Typographique (Nancy) ainsi qu’au sein du post-diplôme Typographie et Langage à l’Ésad Amiens.

Frédéric Teschner, né en 1972, est diplômé de l'École supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Paris, en 1997. Il débute sa carrière de designer graphique indépendant à partir de 2002. Depuis lors, il travaille régulièrement avec des architectes, des designers, des chorégraphes, des galeries d'art, des centres culturels, des musées ou des théâtres, comme récemment le Centre dramatique national Nanterre-Amandiers. Il est membre de l'AGI (Alliance graphique internationale) depuis 2010. Il a remporté le grand prix du Festival de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont en 2012.

Michel Wlassikoff est historien du graphisme et de la typographie, diplômé de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il enseigne à l'École Estienne et à l'ESAG Penninghen. Il a dirigé Signes, de 1991 à 1998, revue de référence dans le domaine du graphisme. Il a publié notamment les ouvrages : Signes de la collaboration et de la résistance (2002), Histoire du graphisme en France (2005), Mai 68 l’affiche en héritage (2008), Futura. Une gloire typographique (2011). Il a contribué au site Garamond.

Inscriptions jusqu'au 9 août, plus d’informations sur http://atelier.signes.org