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accueiltous les événements

Roman Cieslewic, "contre la pollution de l'oeil"

11/01/18 - 24/03/18
Exposition
La Fenêtre
27 rue Frédéric Peyson
34000 Montpellier

Partenaires

L’exposition bénéficie du soutien de la Ville et de la Métropole de Montpellier, de l’Institut Polonais de Paris, de la DRAC, de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, de l’institut Jean Vigo cinémathèque de Perpignan.

« Grand créateur devant l’Éternel, hors époque et hors temps, il pénètre les choses étranges, nous entraîne dans une fantasmagorie qui n’est pas toujours confortable. Concoctant son étrange mixture, il ouvre des fenêtres sur l’avenir. » Margo ROUARD. (Catalogue de la rétrospective Roman Cieslewicz, Centre Pompidou, 1993) Après Saul Bass, La Fenêtre rend hommage à une autre figure majeure du graphisme du XXème siècle.

Roman Cieslewicz (1930-1996) 
Né à Lwów, en Pologne (aujourd’hui Lvov, en Ukraine), Roman Cieslewicz suit l’enseignement de l’Académie des beaux-arts de Cracovie, dont il obtient le diplôme en 1955 dans le cadre de l’atelier d’affiches. Après ses études, il est engagé par l’agence détat W.A.G. qui produit des affiches politiques, sociales et culturelles.
À la fin des années 1950, l’école polonaise de l’affiche est reconnue sur le plan mondial, et Cieslewicz apparaît, malgré son jeune âge, comme un de ses chefs de file, aux côtés de Józef Mroszczak ou de Henryk Tomaszewski. Ses affiches sont caractérisées par un expressionnisme caustique, auquel le dessin de la lettre contribuent de manière notable.

En 1960, il est embauché par le magazine «Ty i ja » (Toi et moi), sorte de «Elle» polonais et crée sa formule graphique, inspirée par des journaux occidentaux.
Il quitte la Pologne pour l’Italie puis s’installe à Paris en 1963 et rencontre Peter Knapp, photographe et directeur artistique de «Elle» qui l’intègre à son l’équipe d’abord en tant qu’illustrateur et maquettiste puis directeur artistique (de 1965 à 1969). Il collabora aussi avec «Vogue», définit la formule graphique de la revue artistique « Opus international », du mensuel de vulgarisation scientifique «VST», du magazine « Musique en jeu », et du tri-mensuel « Kitsch ». Il conçoit de nombreux projets graphiques pour les maisons d’éditions Hachette, Ketschum et Hazan, ainsi que pour les Galeries Lafayette et le Musée Picasso. Ses projets graphiques pour les catalogues de prestigieuses expositions au Centre Pompidou lui valent une estime internationale. Il réalise également des affiches pour la mairie de Montreuil, et devient directeur artistique de l’agence de publicité M.A.F.I.A.

Pour le groupe PANIQUE, dont il a été membre, il élabore et édite deux numéros de la revue de « l’information panique » : « Kamikaze I » (1976) et « Kamikaze II » (1991). De 1973 à 1975, il dirige l’Atelier des Formes Visuelles à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, puis de 1975 à 1996, l’atelier de diplôme en arts graphiques à l’École Supérieure des Arts Graphiques.
Roman Ciewslewicz meurt en 1996 et laisse une œuvre éclectique, riche et engagée qui font de lui un artiste majeur de la scène graphique de la seconde moitié du XXème siècle.

En parallèle : "L’école polonaise de l’affiche » à la Maison des Relations Internationales de Montpellier, du 10 au 26 janvier 2018. Une sélection d’affiches de cinéma issues de la collection de la cinémathèque Euro-régionale Jean Vigo de Perpignan